AU BONHEUR DES VEUVES INDIENNES

Publié le 19 Novembre 2014

 

Voici une occasion de pouvoir

se sentir à nouveau presque heureuses,

l'espace de 5 jours ,

les veuves du Nord de l'Inde

font la fête

et rendent hommage à leur maris

oubliant  l'isolement et la mendicité...

 

 

Rejetées par leur belle-famille après la mort de leurs époux,

un millier de veuves indiennes ont transgressé l’un des plus gros tabous :

faire la fête pendant cinq jours en saris multicolores!

 

Mobilisation en Inde : au bonheur des veuves

Vrindavan, cité religieuse du nord de l’Inde

et berceau du mouvement Hare Krishna, le 21 octobre.

 

Sur les bords du Yamuna, l’un des fleuves les plus sacrés (et pollués) de la région de l’Uttar Pradesh, près d’un millier de femmes en saris multicolores chantent et dansent, une lampe de terre sur la tête et des pétards à la main, pour les fêtes du Diwali.

Diwali: à la fête des lumières, les veuves indiennes brisent un tabou

 

Une cérémonie rituelle de cinq jours où l’on illumine tous les temples de la région pour "assainir" la rivière de ses immondices.

Et pourtant, il y a quelques semaines encore, ces veuves indiennes qui vivent recluses et prient à longueur de journée – en espérant atteindre le "moksha" (le salut hindou) – n’auraient même pas eu le droit de sortir dans les rues pour acheter un samoussa !

 

Diwali: à la fête des lumières, les veuves indiennes brisent un tabou

 

Rejetées après le décès de leur époux par leur belle-famille (souvent persuadée qu’elles ont attirées le mauvais sort sur le foyer), elles sont condamnées à l’isolement et la mendicité, comme le veut la tradition indienne.

Près de 10 000 d’entre elles, pour la plupart originaires de l’ouest du Bengale, survivent ainsi dans des conditions effroyables dans les sept ashrams (retraite spirituelle, ndlr) de la ville.

Avec pour seul réconfort, le chant des "bhajans" (les hymnes dévotionnels aux divinités Shiva, Krishna, Ganesh, etc.) et les restes de nourriture du voisinage.

 

Un projet de loi en préparation

 

Une situation intolérable pour Sulab intrnational, la très puissante ONG indienne (célèbre pour ses installations de toilettes dans les campagnes) qui leur apporte désormais une assistance médicale et les incite à "briser les tabous" en participant à toutes les manifestations publiques.

"Nous allons déposer un projet de loi au Parlement pour l’amélioration des conditions de vie des veuves abandonnées", a confié à Grazia le docteur Bindeshwar Pathak, fondateur de Sulabh International.

Un projet de loi qui pourrait bien recevoir l’appui de nombreux partis politiques, tant les choses semblent évoluer en Inde.

 

Inconcevable il y a quelques années, la fiesta aux "diyas" (les fameuses lampes de terre) des veuves joyeuses de Vrindavan a reçu l’appui massif des habitants de la région dont beaucoup leur ont baisé les pieds en guise de respect.

"Ces lumières, les pétards, la danse,…tout ça m’a rappelé les jours heureux avec mon mari et ma famille", a déclaré Meena Pradham, 60 ans, qui porte le deuil de son mari depuis déjà dix ans.

"On a même mangé des sucreries jusqu’au bout de la nuit."

Les veuves ont enfin la joie de vivre…

 

 

Diwali: à la fête des lumières, les veuves indiennes brisent un tabou

 

Diwali, la fête des lumières, est une fête célébrée aussi bien par les hindous, les sikhs et les jaïns à travers le monde. Tous? Pas tout à fait. En Inde, une frange de la société est encore plus rejetée que les intouchables: les veuves. Quand elles ne sont pas mises à la rue, ces femmes sont au mieux tolérées. A l'ashram de Mahila, près de Vrindavan, elles ont décidé de briser un tabou en fêtant Diwali.

Diwali: à la fête des lumières, les veuves indiennes brisent un tabou

 

Mais ce moment d'offrande, comme toute autre forme de festivité, est interdit aux femmes veuves. En Inde, le mariage est un lien considéré comme immuable. La séparation par la mort de l'époux plonge la veuve dans une condition pire encore que celle de divorcée.

Diwali: à la fête des lumières, les veuves indiennes brisent un tabou

 

Une veuve de l'ashram de Mahila, où elle s'est réfugiée, se prépare à fêter Diwali. Les interdits s'accumulent pour les femmes qui ont perdu leur époux. Reléguée au rang de domestique, une veuve marche pieds nus, se voit retirer ses bijoux, ne peut plus se vêtir que de blanc ou de bleu, ne peut participer à aucune fête, encore moins s'il s'agit d'un mariage, car elle est de mauvais augure.

Diwali: à la fête des lumières, les veuves indiennes brisent un tabou

 

La tradition veut que les veuves soient prises en charge par la belle-famille, qui la fait coucher sur le sol, ne lui donne que des restes à manger et se comporte avec elle avec un constant mépris, quand la veuve n'est pas simplement mise à la porte. C'est comme si elle était morte avec son époux.

 

Diwali: à la fête des lumières, les veuves indiennes brisent un tabou

 

Les veuves se regroupent alors dans des communautés qui les recueillent, où elles vivent à l'abri des regards. C'est le cas de l'ashram de Mahila.

 

 

Diwali: à la fête des lumières, les veuves indiennes brisent un tabou

 

Mais les temps changent, et le regard sur ces parias avec eux. Les femmes de Mahila se sont vues offrir des saris par une organisation locale, et les portent fièrement. De nombreux habitants les ont encouragées lorsqu'elles ont défilé avec leurs lampes vers le temple.

Diwali: à la fête des lumières, les veuves indiennes brisent un tabou

 

"Ces lumières, les pétards, la danse... Cela me rappelle les moments les plus heureux que j'ai passés avec ma famille", témoigne Meena Pradhan, 60 ans, venue après la mort de son époux et de ses enfants.

 

Diwali: à la fête des lumières, les veuves indiennes brisent un tabou

 

Cette célébration particulière a été organisée par Sulabh International, une ONG qui aide des milliers de veuves dans la province de l'Uttar Pradesh.

 

 

(Source:grazia.fr,.bfmtv.com)

 

Rédigé par pinklotusinindia

Publié dans #FETES ,SPECTACLES,EXPOSITIONS,EVENEMENTS...

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