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Pinklotusinindia

Pinklotusinindia

L'INDE,ma grande passion,tout ce qui la concerne,de près comme de loin,particulièrement le Bharatanatyam,danse sacrée du Tamil Nadu. Mon but: promouvoir la culture indienne et Ma devise:"Tout ce qui n'est pas donné, est perdu".Hasari PAL (Proverbe Indien).

DES TROTTOIRS DE DELHI AUX MARCHES DES PODIUMS

Voici une belle histoire comme je les aime ,

une belle histoire avec de belles personnes

et un avenir promettteur

une histoire qui fera peut être un film ,

en attendant voici ce documentaire

à la base

qui va se transformer

en un film vrai et innatendu!

 

 

CE SOIR:Dimanche 15 Mars 02h05 sur France 5

Documentaire Durée : 55min Tous publics

 

Pour ceux qui ne pourront pas le voir ,voici son histoire...

https://krishakops.files.wordpress.com/2011/09/mg_1424_web-copy.jpg

Bollywood Boulevard

Alors que Camille Ponsin filme la vie d'un instit pauvre de Delhi, le jeune homme lui confie son rêve : être mannequin. Et si un documentaire pouvait donner un coup de pouce au destin ? Un film à voir sur France 5.

Ce pourrait être une histoire pour Hollywood. Celle de Sanjay, le jeune Gitan devenu mannequin. La saga d'un fils de forgeron grandi sur les trottoirs de New Delhi, donnant corps à ses rêves de jeunesse sur les podiums de Bombay. Sanjay, 22 ans, n'est pourtant pas un héros de fiction. C'est le personnage principal d'un étonnant documentaire ­signé Camille Ponsin. Un film qui doit beaucoup à une singulière transgression : celle d'un réalisateur qui sort de sa position d'observateur pour chambouler le destin du jeune homme qu'il filme, en lui offrant l'opportunité de « tenter sa chance ». Démarche troublante qui soulève nombre de questions sur la frontière entre l'auteur d'un documentaire et son « personnage »...
 

Au commencement, Camille Ponsin, installé à New Delhi, projette de faire un film sur une ONG qui scolarise des enfants gitans. Sanjay y travaille comme instituteur. Rapidement, la focale du documentariste se resserre autour de ce garçon dont il découvre la personnalité attachante et le quotidien ahurissant : « Lui, l'instit toujours tiré à quatre épingles, dormait sur le trottoir d'un faubourg de Delhi, dans un campement de fortune, avec ses parents et ses six frères et soeurs. » De son côté, Sanjay, cinéphile incollable sur les productions de Bollywood, est intrigué par la démarche du réalisateur. « Il me questionnait sur mon métier, me demandait si je tournais avec des acteurs. »

Camille Ponsin commence à filmer, sans très bien savoir où Sanjay va le mener. « Je construis mes films en prenant le temps, en avançant au gré de ce qui se présente. Je n'ai pas une démarche de journaliste. Je cherche avant tout à raconter une histoire qui soit toujours regardable dans dix ans. Ce qui m'intéresse, c'est l'universel. » Avec un intérêt particulier pour la jeunesse, « ce carrefour de l'âge adulte, ce moment où l'on se cherche ». Son précédent film, Les Demoiselles de Nankin, suivait, déjà, les tâtonnements de deux étudiantes chinoises. « Un moment fascinant, surtout dans les pays émergents, qui se cherchent eux-mêmes et changent radicalement sur le plan des moeurs. »
 

“Je préférais Sanjay instituteur qu'acteur
ou mannequin. Mais je ne suis pas
moraliste. Je peux comprendre
qu'on ait envie de toucher son rêve.”

L'écartèlement entre désir d'émancipation et emprise familiale, rêves juvéniles de gloire et poids de la tradition, Sanjay va le lui servir sur un plateau. Ou presque. « Il ne m'avait jamais dit qu'il voulait être acteur ou mannequin. Au fil du tournage, il a commencé à me faire des appels du pied, évoquant régulièrement devant la caméra ses rêves de jeunesse. » Le réalisateur s'interroge. Depuis plusieurs mois, Sanjay le laisse filmer sa vie, lui fait confiance. Pourquoi, en guise de reconnaissance, ne l'emmènerait-il pas voir ce Bollywood qui le fait rêver, ne l'aiderait-il pas à nouer quelques contacts dans le cinéma ou dans la mode ? « Cela posait évidemment des tas de questions morales. Est-ce que j'avais le droit de faire ça, est-ce qu'il n'allait pas en sortir abîmé ? Et puis, je le préférais instituteur qu'acteur ou mannequin. Mais je ne suis pas moraliste. Je peux comprendre qu'on ait envie de toucher son rêve, d'aller goûter au fruit défendu, de gagner plus d'argent. J'en ai longuement parlé avec lui : je sentais qu'il était solide, qu'il avait les épaules pour se frotter à ce monde. Il avait une espèce de force tranquille qui devait permettre de limiter les dégâts. »
 

“Sanjay a bien compris l'opportunité
qu'il avait avec ce film. Il s'est mis à
jouer le rôle de sa propre vie.”

Les voilà donc partis pour Bombay, au prix d'un gros mensonge aux parents du jeune homme - « Impossible de leur dire où nous allions, Bombay, dans l'imaginaire de beaucoup d'Indiens, c'est la ville de tous les vices. » Aux carrefours de la jeunesse, la vie de Sanjay prend dès lors une direction imprévue. Et offre au film un vif ressort dramatique. Camille Ponsin, réalisateur de documentaires devenu aussi metteur en scène du réel, y trouve l'occasion de satisfaire son « attrait naturel pour la fiction et le cinéma. Sanjay a bien compris l'opportunité qu'il avait avec ce film. Il s'est mis à jouer le rôle de sa propre vie ». La suite de l'histoire s'écrit maintenant loin de la caméra : Sanjay est venu à Paris début avril pour présenter ce film dont il est le « héros ». Il a profité du voyage pour rencontrer la directrice d'une agence de mannequins, a décroché un rendez-vous chez Jean Paul Gaultier. De là à ce que son histoire inspire maintenant un scénariste... A Bollywood ou ailleurs.

https://krishakops.files.wordpress.com/2011/09/t-tahiliani.jpg

(Source:telerama.fr)

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