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Pinklotusinindia

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L'INDE,ma grande passion,tout ce qui la concerne,de près comme de loin,particulièrement le Bharatanatyam,danse sacrée du Tamil Nadu. Mon but: promouvoir la culture indienne et Ma devise:"Tout ce qui n'est pas donné, est perdu".Hasari PAL (Proverbe Indien).

BOUCHERON Bijoux et l'inspiration indienne

 

Avec sa nouvelle collection Bleu de Jodhpur, la maison de haute joaillerie célèbre les liens précieux qui l’unissent au royaume des maharadjahs.

 

 

Le 2 août 1928, au 26,  place Vendôme à Paris, c’est l’effervescence. Prévenus la veille, le joaillier Louis Boucheron et ses employés attendent la visite imminente du maharadjah de Patiala, une région du nord de l’Inde. Soudain, à travers les fenêtres, ils assistent à une étonnante procession : venant du Ritz, le palace voisin, une douzaine de gardes de haute taille avancent vers eux, armés et coiffés de turbans roses. Ils escortent le monarque indien, un géant de 2 mètres, et portent six lourdes cassettes en fer gris. A l’intérieur, le plus impressionnant des trésors : plus de 7 500 diamants, blancs, jaunes et bleutés, environ 1 500 émeraudes, les plus grosses du monde, des saphirs, des rubis... Présent chez Boucheron, le baron ­Fouquier témoigne : « A la vue de cet amas de pierres précieuses très simplement enveloppées dans de fines étoffes de couleur, ce fut un émerveillement inoubliable ! »
L’excentrique Bhupinder Singh, dit « le Magnifique », souhaite que Louis ­Boucheron les transforme dans ses ­ateliers en de somptueux bijoux dont un plastron de cérémonie pavé d’émeraudes et de  diamants pour lui et un croissant de ­diamants et son étoile en rubis pour son épouse, la maharani.

 

Entre l’Inde et l’illustre joaillerie, les liens demeurent inaltérables

Quelques semaines plus tard, un dîner de gala accueille Louis Boucheron quand il livre 149 joyaux au château de Holkar, à Saint-Germain-en-Laye. Le temps de leur ­exécution, le maharadjah de Patiala, entouré de ses innombrables concubines et serviteurs, y séjourne, invité par son ami le maharadjah d’Indore. Depuis, chez Boucheron, jamais pareille commande n’a été égalée. Et, après avoir brillé de mille feux, elle est aujourd’hui gardée secrète.
Entre l’Inde et l’illustre joaillerie, les liens demeurent inaltérables, depuis que le tout premier client de la place Vendôme, en 1893, fut le maharadjah de Kapurthala. « Arborer des joyaux, c’est prouver son pouvoir, expliquent Nathalie de Place et Claudine Sablier du service “patrimoine” de Boucheron. Le monarque croit même que la pierre dégage sa propre puissance, ce qui accroît encore la sienne. D’où son importance dans la tradition des maharadjahs. » Tout aussi amoureux des pierres précieuses qu’eux, Louis Boucheron souhaite encore renforcer ces liens privilégiés. Dès 1909, en VRP de luxe, il y fait un premier voyage où il présente ses créations. Il y retournera deux fois, dont l’année précédant l’incroyable commande.

En haut: le dessin du collier réversible Jodhpur, dessiné par Claire Choisne. En bas: Dans les ateliers Boucheron à Paris, montage du collier sur la face sertie de cristal et de saphirs. © Boucheron

 

 

C’est donc naturellement que la directrice artistique, Claire Choisne, à ­travers sa nouvelle collection, Bleu de ­Jodhpur, a remis l’Inde à l’honneur en 2015. Cette fois, c’est le maharadjah de ­Jodhpur, Gaj Singh II qui en a validé la création et viendra à Paris en juillet pour participer à sa présentation. « Quand Claire m’a dit ­vouloir s’inspirer de notre ville bleue et apporter une vision moderne de l’Inde, j’ai été enthousiaste », raconte-t-il. « Sa Majesté s’est impliquée dans mes réalisations. Elle m’a fait visiter ses palais et admirer­ ses collections privées, raconte Claire Choisne. Sa famille et elle ont apprécié qu’il n’y ait aucun cliché kitsch dans mes dessins. »
Le maharadjah s’est aussi étonné des prouesses techniques de fabrication : « Le collier réversible, d’un côté en marbre de Makrana – celui qui a servi à édifier le Taj Mahal – de l’autre en cristal et saphirs, m’a impressionné, ainsi que le collier exécuté avec du sable de Nagaur. Claire a su retranscrire l’essence de Jodhpur. Tradition et modernité s’entrechoquent en douceur. » En fin connaisseur, le maharadjah ajoute : « La maison Boucheron sait capturer ­l’esprit du temps en majesté. »

(Source:parismatch.com)

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