En Inde, chaque famille hindoue a acheté une effigie destinée à être immergée dix jours plus tard dans la mer ou dans un cours d’eau.

Rien qu’à Bombay, ce sont plusieurs dizaines de milliers de statues qui iront se sont dissous le long des plages, avec les risques de pollution que cela comporte.

Mais cette année, la population a montré un engouement sans précédent pour les matériaux biodégradables,indique le magazine OPEN. “Les croyants sont rattrapés par le besoin d’être en harmonie avec la nature, rapporte l’hebdomadaire, au point qu’a été lancée l’idée de remplir les idoles d’argile avec des aliments séchés pour poisson”.
 

#Godsavetheocean

“Nous avons lancé l’idée sous forme d’un projet pilote mais la demande a été vingt fois plus élevée que prévu”, raconte le biologiste Anand Pendharkar, patron de l’association Sprouts Environment Trust, à l’origine de cette initiative baptisée #Godsavetheocean, qui invite les hindous à préférer “les Ganesh de petite taille, peu sophistiqués et fabriqués avec des matériaux naturels”.

La fabrication des statuettes est notamment assurée par Vidya, “une organisation à but non lucratif tenue par des femmes, qui (…), après le festival, s’occupent du nettoyage du littoral de Bombay”, précise Open.