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Pinklotusinindia

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L'INDE,ma grande passion,tout ce qui la concerne,de près comme de loin,particulièrement le Bharatanatyam,danse sacrée du Tamil Nadu. Mon but: promouvoir la culture indienne et Ma devise:"Tout ce qui n'est pas donné, est perdu".Hasari PAL (Proverbe Indien).

"THE DIRTY PICTURE": Vidya Balan ,nouvelle marilyn bollywoodienne

 

 

Voici pour les fans de cinéma indien( je pense particulièrement à Naila et tous les fans de bollywoodme), un peu d'actualité cinématographique! 803 afficher image

 

Le film : " the dirty picture" inspiré d'une histoire vraie, est sorti en France le 4 juillet , il raconte la vie d'une star indienne ,jouée par la talentueuse Vidya Balan, projeté dans 3 salles parisiennes((La Clef, le Brady et L’Entrepôt) et une à Orléans. Distribué par Night Ed Films, The dirty picture  est présenté en version originale sous-titrée en français,durée 2 heures 24.

J'attends les commentaires de ceux et celles qui auront la chance de le voir!!!@+



                                            

 

Milan Luthria s'est inspiré de véritables stars sexy des années 1980 pour créer la starlette de The Dirty Picture. Il a confié à la resplendissante Vidya Balan le rôle d'une comédienne dont l'ascension fulgurante rend la chute particulièrement cruelle, quand elle paie cher le prix de sa sensualité.

Appréciée pour sa plastique, la belle héroïne multiplie les choix désastreux, tant du point de vue personnel que professionnel. Le charme des productions de Bollywood a opéré sur ce film, dont les numéros musicaux éblouissent autant que le destin de la malheureuse star émeut.

Sans jamais tomber dans la vulgarité, Milan Luthria décrit avec pudeur l'itinéraire d'une provinciale prise au piège de la célébrité. Son tableau des milieux artistiques indiens fascine par son exotisme permettant de découvrir l'hypocrisie d'une société aussi puritaine qu'avide de sexualité.

 Si l'action se déroule en Inde, l'exploitation dont est victime cette jeune femme est tristement universelle. C'est là que réside la force de ce très (plus de deux heures) long-métrage passionnant.

 

Vidya Balan dans le film indien de Milan Luthria, "The Dirty Picture".

Vidya Balan dans le film indien de Milan Luthria, "The Dirty Picture". | BALAJI MOTION PICTURES

Au début des années 1980, Reshma fuit son petit village pour les folles heures de Madras. Prête à tout pour  devenir actrice, elle s'introduit sur un tournage et se fait remarquer par des talents chorégraphiques d'un nouveau genre. La sensualité provocante de ses gestes et de ses poses tranche avec le jeu habituel et plus sage des héroïnes bollywoodiennes. Elle va lui attirer la gloire, étourdissante, et la fortune, changeante, suivies d'un long cortège de haine.

Adaptant la vie tumultueuse de Silk Smitha, idole éphémère du  cinéma tamoul , Milan Luthria fait un film dont la nature paradoxale constitue l'intérêt majeur. Deux regards a priori incompatibles y coexistent. Celui du passionné, addict aux émotions guimauve des fresques bollywoodiennes, et celui du révolté, face à un système consumériste et phallocrate.

Emmurée derrière les fards

Le révolté nous montre en Silk la plus malmenée de ces victimes. Marilyn bollywoodienne, elle s'imposa sur les écrans comme incarnation scandaleuse des fantasmes universels que le cinéma indien n'autorisait et n'autorise à s'exprimer  que sous leur  forme la plus diffuse. Mais les codes l'emportent.

Abraham, jeune réalisateur passionnément dévoué à l'innovation, finit par faire un film conventionnel qui lui apporte, à son tour, la gloire. Suryakanth, star vieillissante, continue de jouer des rôles d'étudiant, de faire ou défaire des films d'un claquement de doigts. Emmurée derrière les fards et les tissus chatoyants qui servent son personnage, Silk, elle, est cruellement exclue du système. Ses soutiens se détournent, son statut se dégrade. Reléguée au dernier degré de la production érotique, elle se fane, renonce à la vie.

Qu'on ne s'y trompe pas :THE DIRTY  Picturereste un film léger sans être désinvolte, léger mais lucide. Révolté, mais conciliant. Contradictoire, donc, comme le sont tous les films de la Nouvelle vague indienne : nés de Bollywood, ils l'aiment autant qu'ils le rejettent. Cette adolescence pleine de tourments ne manque pas de beauté.

 

 Bande annonce: 

 

(Source:20minutes.fr,lemonde.fr,youtube)

 

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